[HistoireEnCité] Le nazisme hors de l’Occident, l’exemple de #Chinazi

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Une des représentations graphiques de l’expression “Chinazi” / © The stand news ; 立場新聞

Le spectre de la Shoah et du nazisme plane toujours au-dessus de nos têtes, même en ce début d’année 2020. En janvier dernier, les médias français se sont même enflammés pendant quelques jours autour des résultats d’un nouveau sondage sensé faire état d’une méconnaissance des actions génocidaires nazies trop répandue [1]. Cela semble devenir un marronnier journalistique puisqu’en décembre 2018 une polémique similaire avait déjà éclatée. J’en avais d’ailleurs profité pour m’interroger sur le sens a donné à cette étude dans une perspective moins catastrophiste. Pour sortir du contexte franco-français, je voudrais m’intéresser à un phénomène corollaire à l’existence du spectre nazi. Un phénomène qui a récemment été visible dans les rues de Hong Kong pendant plusieurs semaines. Il s’agit de #Chinazi et ses différents avatars.

De fait, dans les premiers mois de la contestation du projet – désormais avorté – de réforme de la loi d’extradition, des manifestants ont commencé à utiliser une nouvelle rhétorique, assimilant le pouvoir chinois et son allié hongkongais au régime nazi. Elle semble n’avoir été employée qu’un certains temps avant d’être abandonnée, au moins par certains groupes de manifestants [2]. Cette rhétorique n’était, évidemment, pas la seule employée par les manifestants, mais elle a connu une grande vogue, que ce soit sous la forme de #Chinazi mais aussi par des rapprochements iconographiques ou des photomontages. Même si le mot-dièse pourrait faire penser à un phénomène typique des réseaux sociaux, il n’y est pas réductible. En effet, le mot-dièse s’est également répandu dans la rue suite aux manifestations. Ces rapprochements germano-chinois ne se concentrent pas seulement autour de la situation politique à Hong Kong. Ils permettent aussi de dénoncer la politique de “rééducation culturelle” à l’encontre des Ouïghours du Xinjiang ou, dans une moindre mesure, la gestion de la crise du CoVid 19 [3]. Même si la question de la représentativité des sources doit se poser, sans pourtant toujours pouvoir apporter des réponses assurées, la simple existence de ces caricatures, slogans et autres photomontages sont déjà des éléments intéressants et méritent attention. Par ailleurs, l’étude de ces mises en relation iconographiques permet d’aller un peu plus loin. Car, outre une comparaison plus que bancale, #Chinazi est surtout un élément rhétorique qui peut nous renseigner sur notre grande difficulté à penser le monde au présent. Ainsi que la puissance de l’imaginaire historique occidental à l’échelle mondiale.

 

Étoiles et svastikas :

 

Illustration de l’artiste “PPluvhk” figurant cette svastika revisitée. L’original est disponible sur le compte Twitter de l’artiste.

Une des sources d’inspiration des détracteurs du pouvoir communiste a été le drapeau national chinois. De fait, mes étoiles jaunes sur fond rouge ont, par exemple, été remplacées par des svastikas nazies (illustration ci-dessus). Dans d’autres occurrences les étoiles restent jaunes, mais sont réarrangées afin de former une svastika (illustration ci-contre). A en croire certains reportages vidéos à Hong Kong [4] et les occurrences accessibles suite à une requête sur un moteur de recherche, cela semble être la représentation la plus courante, probablement car elle mélangent les deux styles graphiques plus concrètement. La volonté d’assimilation entre les deux régimes, qui pourrait se résumer par la formule “nazisme allemand = communisme chinois”, est on ne peut plus explicite. La popularité de cette imagerie est difficile à appréhender sans étude statistique appropriée et compilation de toutes les données, mais les occurrences se comptent par dizaines, sur des supports différents (pancartes et drapeaux lors de manifestations, graffitis, stickers et dessins satyriques) et des designs légèrement différents (un slogan étant parfois ajouté au bas de certains stickers, les drapeaux chinois et nazis étant mélangés avec l’ajout de la svastika séparément des étoiles). Ce n’est donc pas l’œuvre d’une officine centralisée ayant diffusé un visuel unique, mais plutôt un thème iconographique fédérateur qui a fait des émules. Cela ne saurait surprendre étant donné l’acéphalie du mouvement.

 

“Xitler” et compagnie :

 

Photomontage représentant Xi Jinping sous les traits d’un officier d’une division SS. Cette caricature semble avoir tournée au plus tard dès la première moitié de 2015, quand elle a valu des ennuis à un étudiant de Tianjin / © Mingpao ; 明報

Explicites sont également d’autres détournements linguistiques et graphiques. Ceux-ci ont (ré)activés des topoi préexistants dans certains milieux, ici autour des figures dirigeantes. Il s’agit de photomontages associant le visage moustachu de Carrie Lam, cheffe du gouvernement hongkongais, sur le corps d’Adolf Hitler [5]. Le leader chinois Xi Jinping a également été caricaturé en Hitler par les manifestants [6]. J’ai bien mentionné une réactivation, car, comme nous le verrons également pour le terme “Chinazi”, cette association Xi Jinping-Adolf Hitler n’est pas récente. De fait, il existe même un nom spécifique pour cela, “Xitler”. Une appellation qui ne provient d’ailleurs peut-être pas de la proximité orthographique de la transcription des deux noms en caractères latins, mais potentiellement directement d’un jeu de caractères en chinois. De fait, dans cette langue les patronymes en question sont 阿道夫 希特勒 (adaofu xitele) et 習近平 (xi jinping). Or, l’expression “Xitler” est rendue en chinois sous la forme 習特勒 (xitele). Les internautes satyriques ont donc mélangé les deux personnages en intervertissant deux caractères aux prononciations similaires [7].

Quoi qu’il en soit de cette genèse linguistique, les plus anciennes occurrences d’une association “Hitler/nazisme-Xi”à ma disposition datent de juin 2015, autour du cas d’un étudiant d’une école de Tianjin mis en détention pendant plusieurs jours pour avoir partagé une caricature de Xi Jinping en habits SS (photo ci-contre) [8]. La mention par l’étudiant d’un simple partage suite au transfert par un tiers laisse à penser que cette caricature a pris naissance dans la première moitié de l’année 2015, au plus tard, peut-être sur le web chinois. Il ne s’agit pas d’une irrévérence étudiante sans lendemain comme tend à le prouver le cas de l’activiste Kwon Pyong, mis en prison fin septembre 2016 pour avoir déclaré son intention de porter un t-shirt avec la mention “Xitler” lors des cérémonies du 1er octobre [9]. Par conséquent, si l’association Lam-Hitler est récente et essentiellement circonstancielle, celle de Xi et Hitler – “Xitler” – semble beaucoup plus populaire et répandue dans certains milieux activistes. Elle ne semble cependant pas atteindre la popularité de “Chinazi” ou des drapeaux sino-nazis. En effet, je n’ai trouvé que deux exemples pour Carrie Lam [10] et une poignée pour Xi Jinping, que ce soit les caricatures en Hitler ou en dignitaire nazi.

 

在新疆勞動帶來自由 (Au Xinjiang le travail rend libre) :

 

Photomontage mettant en parallèle la situation de l’Allemagne nazie en 1933 (même si cette datation est très probablement inexacte) et celle de Hong Kong en 2019. Trouvée sur Twitter.

Enfin, derniers témoignages de l’ampleur de la récupération de la symbolique nazie dans la lutte contre le pouvoir communiste chinois, les comparaisons autour de certaines politiques et leurs “équivalentes” nazies. Pour rester encore un temps à Hong Kong, c’est la mise en parallèle entre les accusations de Carrie Lam contre les manifestants comme agents provocateurs du déclin économique de la ville, et l’utilisation des Juifs comme boucs-émissaires pour la crise économique allemande des années 1930, par certains manifestants [11]. Mais les attaques politiques directes sont surtout centrées autour des questions de sécurité, certains comparant les actions de la police métropolitaine de Hong Kong à la Gestapo. Ce sont essentiellement des photomontages présents sur les réseaux sociaux, une moitié montrant un contrôle d’identité par des soldats allemands et l’autre moitié des scènes supposément similaires à Hong Kong (illustration ci-contre). La même technique est utilisée autour de citations, notamment des ordres de Göring à la police prussienne en 1933 et des déclarations de responsables policiers hongkongais [12].

Comparaison des détenus ouïghours avec les victimes du génocide nazi. L’illustration provient d’un article du “Uighur times”, mais je ne saurais dire s’ils en les créateurs. Une recherche inversée n’a donné aucun résultat probant.

Si la situation politique hongkongaise a offert de nombreuses sources d’inspiration, d’autres terreaux se sont également révélés fertiles. C’est notamment le cas du Xinjiang. Les camps de détention des populations ouïghoures dans cette province sont ainsi décrits comme des camps de concentration. Les détenus ouïghours sont directement assimilés aux déportés des camps de concentration et d’extermination nazis (illustration ci-contre). Cela peut être sous forme de visuels iconographiques, mais aussi de vidéos, toujours selon la même technique de la mise en parallèle. Si les images sur ce thème semblent relativement nombreuses, je n’ai trouvé qu’une seule occurrence vidéo, une comparaison entre une séquence tirée du film de propagande nazi “Theresienstadt” et des images d’un reportage de CCTV dans un camp du Xinjiang [13].

Précision intéressante, alors que les dénonciations “Xi = Hitler, communist China = nazi Germany” par mise en parallèle sont essentiellement le fait des manifestants à Hong Kong, dans le cas du Xinjiang, les activistes internet anti-CCP ne font que mettre en images – en simplifiant à outrance – une comparaison défendue par des figures importantes de la communauté ouïghoure, notamment Mehmet Tohti [14], le département américain de la Défense et des chercheurs travaillant pour des organisations humanitaires. En effet, Patrick Poon, chercheur pour Amnesty, a déclaré que les deux systèmes étaient comparables en termes de masses de personnes internées et d’environnement répressif [15]. Idem, Randall Schriver, chef du pôle Asie du département, a nommément parlé de “camps de concentration” mis en place par les autorités chinoises contre les Ouïghours [16]. Je ne rentre pas ici dans la réalité desdits camps et la pertinence de leur comparaison avec l’expérience nazie, je ne fais que relever un élément de rhétorique plus largement partagé que dans le cadre de groupes informels sur les réseaux sociaux ou des manifestations, comme c’est le cas pour “Chinazi”.

Le pouvoir communiste n’est pas en reste en terme de comparaisons nazifiantes. Considérant probablement que l’impact politique et médiatique de ces associations était trop important, le parti communiste chinois et son allié hongkongais ont essayé de retourner l’argument hitlérien contre les manifestants. Cela a pris plusieurs formes, des images, des vidéos et même des poèmes. Dans le premier cas, l’agence de presse gouvernementale China news a nommé les manifestants “black nazi” [17]. De son côté CCTV semble avoir diffusé – selon une journaliste de l’AFP [18] – une vidéo comparant directement nazis et manifestants hongkongais, notamment par la mise en parallèle du chant “Glory to Hong Kong” et une performance d’un choeur des Jeunesses hitlériennes. Enfin, l’exemple qui a probablement fait le plus de bruit est celui de l’adaptation d’un poème d’un célèbre pasteur anti-nazi – Martin Niemöller – par la chaîne de télévision CCTV [19].

 

Petite histoire de “Chinazi”

 

Avant de réfléchir à ce que peut dire “Chinazi” de notre monde contemporain, un dernier court détour par l’histoire même de ce terme controversé. Malgré la grande créativité artistique des manifestants ou des détracteurs de la politique au Xinjiang, l’expression “Chinazi” n’est pas née dans les rues de Hong Kong ou d’Urumqi. Selon James Leibold, la plus ancienne occurrence de “Chinazi” remonterait à 2005 sous la plume d’un blogueur admirant la politique chinoise de “purification ethnique” [20]. Néanmoins, en suivant les références disponibles sur la version chinoise de Wikipedia – la seule à traiter du sujet – , on peut retrouver des associations conceptuelles dès la fin des années 1990. De fait, un article du Washington Post du 7 novembre 1997, rapportant la teneur de propos tenus par des législateurs américains autour des relations Chine-Etats-Unis pendant la présidence Clinton, explique que lesdits législateurs auraient fait des rapprochements entre la Chine communiste et l’Allemagne nazie [21]. De fait, si le mot n’existait pas encore, l’idée d’une corrélation à valeur polémique était déjà formulée à l’état embryonnaire. Cela ne saurait vraiment surprendre. En effet, cela n’est que le corollaire des comparaisons et analogies – en forme frelatée – entre “fascisme” et “communisme” autour de la notion de “totalitarisme” [22]. Le regroupement sous une même catégorie conceptuelle peut avoir amener à l’analogie bien lapidaire “communisme = nazisme”. De là serait née une hybridation linguistique, “Chinazi”.

Mais si l’expression “Chinazi” semble être née dans le monde occidental, comment est-elle arrivée jusque dans la baie de Hong Kong ? Selon certains commentateurs, la réponse pourrait se trouver du côté d’un livre de Yu Jie, intitulé 中國納粹 – zhongguo nacui, littéralement “La Chine nazie” – et publié en août 2018. On pourrait donc établir une route d’expansion provisoire comme ceci : débats académiques et publics dans les pays occidentaux sur les ressemblances entre nazisme et communisme ; comparaisons entre Allemagne nazie et Chine communiste ; émergence du terme “Chinazi” sur internet ; (potentielle) reprise du terme par des milieux anti-CCP avec lesquels Yu Jie auraient été en contact depuis son exil aux Etats-Unis en 2012 ; publication de 中國納粹 par une maison d’édition taïwanaise (台灣主流出版有限公司) ; diffusion dans la jeunesse contestataire hongkongaise. Cette route n’exclut pas d’autres chemins a priori. Il est également tout à fait envisageable que l’ouvrage de Yu Jie n’ait été que le point de ralliement d’une lame de fond plus ancienne.

 

Conclusion :

 

Que ce soit la polémique autour de “Chinazi” ou la sortie récente d’un film prenant pied dans cet univers – Jojo rabbit – , il est difficile de passer à côté d’une référence à l’époque nazie. Étant sans cesse réactivé – pour le meilleur et surtout pour le pire… – , que ce soit par des œuvres de fiction ou des utilisations politiques, ce passé continue de vivre dans notre présent. Tout cela allant jusqu’à brouiller notre capacité de réaction et de débat vis-à-vis de phénomènes présents. C’est comme s’il était absolument impossible de penser le Mal sans se référer à l’imaginaire nazi. Nous sommes donc dans un contexte incroyablement paradoxal où les connaissances sur le régime nazi, son appareil administratif, son armature idéologique, le monde vue à travers les yeux nazis, bref son histoire, sont très importantes et notre compréhension de plus en plus précise, mais dans le même temps le “grand public” ne comprend plus grand chose à la spécificité de cette époque du fait d’un parasitage contemporain incessant. Les spécificités de l’époque nazie sont donc diluées dans un espèce de magma informe faits de jugements à l’emporte-pièce et de reductio ad hitlerum de plus en plus pathétiques.

Cela ne serait guère grave si cela n’empêchait pas d’affronter les problèmes et défis du présent en les voilant de poussière historique [23]. Car, en effet, quoi que l’on puisse penser de la politique de “rééducation culturelle” des Ouïghours dans des camps, du manque de libertés civils et politiques, de la violence de la répression à Hong Kong et de la domestication des comportements individuels à travers le système du crédit social ; la Chine de Xi Jinping n’est pas l’Allemagne d’Adolf Hitler. Elle n’a pas été nourri du même lait, sa population et son cadre de pensée sont différents. La Chine actuelle est peut-être par certains aspects – notamment technologiques – plus effrayante que son homologue nazie, chacun s’en fera le juge. Outre le respect dû aux victimes des crimes nazis et à la spécificité de la période, le défi autoritaire lancé par certains pays – dont la Chine, mais pas seulement – aux démocraties mérite une réflexion débarrassée du fatras de l’hitlérisme. En somme, prendre la Chine pour ce qu’elle est [24], plutôt que la projection d’une représentation nécessairement erronée. Même s’il faut reconnaître la puissance évocatrice du personnage Hitler et de l’imaginaire nazi [25] – que ce soit dans l’imaginaire occidental, mais aussi d’autres imaginaires, comme le prouve les cas de Hong Kong, du Xinjiang ou des myriades d’autres [26], laissons le dans sa spécificité. Bref, historicisons le entièrement et pensons le XXIème siècle pour lui-même.


[1] “16% des Français disent “ne pas avoir entendu parler” de la Shoah”, BFM TV, 22 janvier 2020

[2] Cf. Protesters drop Nazi term after Western input”, RTHK, 25 septembre 2019. Toutefois, ce nouveau mot d’ordre semble avoir été peu suivie, certains commentateurs se plaignant de la perpétuation de cette rhétorique au mois de novembre. Cf. Hui M., “How Hong Kong protesters are defending their use of Nazi imagery”, QZ, 26 septembre 2019 et Why the escalating use of Holocaust images in the Hong Kong protests is deeply offensive”, Hong Kong Free Press, 9 novembre 2019.

[3] Sur Twitter, le mot-dièse “Chinazi” est toujours associé à des tweets dénonçant la politique sanitaire chinoise, notamment autour du rôle du docteur Tedros, mais les visuels se sont déplacés. De fait, Xi Jinping est désormais coiffé d’un chapeau en forme de coronavirus ou les étoiles du drapeau chinois sont remplacés par des représentations de virus.

[4] “Hong Kong: Graffiti and banners pop up comparing China to Nazism”, Ruptly, 6 octobre 2019 (à 0’01”)

[5] Tweet de @maryhui, le 15 septembre 2019.

[6] La caricature apparaît par exemple sur un sticker collé par un manifestant sur un élément de mobilier urbain. Cf. “Hong Kong: Graffiti and banners pop up comparing China to Nazism”Ruptly, 6 octobre 2019 (à 0’01”)

[7] Cette juxtaposition est directement visible sur cette image trouvée sur un forum chinois (les caractères utilisés sont simplifiés, signature d’un auteur de nationalité chinoise) dans un post datant du 4 mars 2020. Je n’ai pas trouvé d’autre exemple, mais on peut raisonnablement supposer, sans en être certain, que l’expression chinoise n’est pas l’œuvre des manifestants hongkongais. A noter qu’un autre exemplaire de détournement “xitlérien” est visible dans un commentaire dudit post.

[8] “天津大學生fb上載習近平納粹軍服惡搞照:我就是轉發它被刑拘的”, Mingpao, 10 juin 2015. Si l’identification avec Hitler ou un dignitaire nazi est parfois recherché, comme dans le cas des caricatures précédentes, ici ce sont surtout les symboles généraux de la SS qui sont utilisés. En effet, l’officier en fonction est un Hauptsturmführer, grade plutôt commun à l’époque. Par conséquent, le choix de cette photo précisément ne semble pas faire particulièrement sens. Des considérations esthétiques, techniques et/ou de disponibilité ont peut-être présidées au choix.

[9] Lai C., “Young Chinese activist missing after sharing plan to wear ‘Xitler’ t-shirt in public – report”, Hong Kong Free Press, 3 novembre 2016.

[10] La deuxième association est visible au bas de l’article suivant : Sacks A., ‘China, the New Nazis’: Hong Kong Protesters’ Troubling Fixation With Swastikas”, Haaretz, 19 décembre 2019

[11] Tweet de @maryhui, 1er octobre 2019.

[12] Fil “Hong Kong police- 21st century Nazis” dans la thématique r/HongKong sur le forum Reddit, 3 novembre 2019.

[13] Tweet de @AntiChinazi_, 25 avril 2020.

[14] Tohti M., “Uyghurs: Victims of 21st Century Concentration Camps”, The Diplomat, 18 mai 2018.

[15] Osborne S., “Chinese ‘re-education camps’ for Uighur Muslims run like ‘concentration camps’, says Amnesty”, The Independant, 16 décembre 2018 ; China’s Muslim internment camps run like ‘wartime concentration camps’ where one million Uighurs are allegedly detained and ‘turned into forced labour’ “, DailyMail, 17 décembre 2018.

[16] Stewart P., “China putting minority Muslims in ‘concentration camps,’ U.S. says”, Reuters, 4 mai 2019

[17] Tweet de @Echinanews, 21 septembre 2019.

[18] Tweet de @rachelblundy, 30 septembre 2019.

[19] Hui M., “China’s state media compared Hong Kong’s protests to the Holocaust”, QZ, 19 août 2019.

[20] Leibold J., “The Beijing Olympics and China’s conflicted national form”, The China Journal 63, p. 1-24. L’article est également disponible en entier ici.

[21] Hall D.L. et Ames R.T., The Democracy of the Dead: Dewey, Confucius, and the Hope for Democracy in China, p. 2.

[22] Je ne rentrerai pas ici dans le débat sur la notion de “totalitarisme” et ses enjeux historiographique et épistémologique – tout cela étant bien au-delà de mes compétences – , je ne le mentionne que pour souligner une filiation indirecte potentielle entre les deux.

[23] Ce qui ne revient pas à nier l’influence des événements passés sur le présent et notre perception de ce même présent.

[24] Que des gens bien plus savants que moi sur ces questions seront mieux à même de définir.

[24] On en trouvera un bon résumé dans le documentaire “Hitler est-il (vraiment) de retour ?”

[25] Winer S., “Appel à enquête après des caricatures de politiciens israéliens en SS”, The Times of Israel, 30 novembre 2014 ; Molloy D., “Why does everyone keep making Nazi comparisons?”, BBC news, 24 novembre 2017

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